Novembre 2022. L’État de Californie a signé un projet de loi pour encadrer la vente ambulante. Celui-ci prévoit notamment d’aider les vendeurs de rue sans papiers en leur permettant d’obtenir un permis des services sanitaires pour exercer correctement leur activité.

En terme de street-food, les États-Unis ont toujours eu un train d’avance. On recense d’ailleurs plus de 50 000 commerçants ambulants à Los Angeles. Du foodtruck dernier cri au stand modeste en passant par le chariot à hot dogs, les vendeurs de rue sont nombreux à gagner leur vie grâce à la faim des passants. Mais quel cadre donner à cette activité qui n’est d’ailleurs pas toujours légale ? Quid des travailleurs clandestins qui gagnent leur vie de cette manière ?
Il faut savoir qu’en 2018, le Safe Sidewalk Vending Act a légalisé la vente ambulante en Californie, à condition que les vendeurs de rue exercent leur activité dans un camion conforme. Les stands et chariots n’étaient donc pas concernés.

Les choses sont encore en train de changer. Gavin Newsom, gouverneur démocrate de Californie, a voté la loi AB1766 qui concerne les personnes sans papiers, notamment celles qui sont arrivées clandestinement aux États-Unis. L’objectif ? Les aider à obtenir plus facilement une pièce d’identité. Celle-ci ne sera, en revanche, valable que dans l’État de Californie. La loi devrait entrer en vigueur en Janvier 2024. Les vendeurs de rue clandestins seront aussi en mesure de demander des papiers pour travailler librement.
Pour les immigrés, obtenir un travail salarié est un vrai parcours du combattant. Ils se rabattent alors souvent sur la vente ambulante, qui leur permet de gagner rapidement leur vie, sans investissement conséquent. Les personnes concernées sont les immigrés des pays frontaliers, comme le Mexique et, surtout, les femmes : 80% des vendeurs de rue du comté de Los Angeles sont de sexe féminin.


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